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Le meilleur des articles « Tendances 2018 »

Nuages 2017 2018

Je vous souhaite une excellente année 2018 !

Il est de tradition pour beaucoup de blog de se lancer dans de longs billets bilan sur les tendances de l’année à venir.

Je vous épargne donc un nième billet en vous proposant plutôt un schéma synthétisant les grandes tendances évoqués dans les articles et rapports ci-dessous.

Cliquez ici pour voir en grand

Tendances 2018
Tendances 2018

 

Sources

Si vous voulez revoir quelques innovations 2017 comme  le taxi autonome de Navya, la navette spatiale réutilisable de SpaceX, la plate-forme de vidéos courtes Blackpillsou encore le bois bionic de Woodoo : cliquez ici

Décryptage du buzzword de l’année : Chatbots

Chatbots

Attention aux arnaques quand on parle de chatbot et d’intelligence artificielle

Il faut s’y habituer, le monde du digital fonctionne avec des vagues de buzzwords où on voit déferler un flot d’articles et bien souvent un flot de startup qui va avec.

Comme l’écrit très bien Thomas Gouritin dans cet article, beaucoup de consultants surfent sur la vague des chatbots et de l’intelligence artificielle pour vendre des solutions basiques et souvent sans aucune intelligence (ne serait-ce que marketing)

Je vois un nombre croissants de chatbots qui offrent une expérience utilisateur déplorable. On voit régulièrement apparaître en bas de l’écran ces robots conversationnels qui ne savent manipuler que trois ou quatre questions : tout ça pour ça !

Avant de se lancer dans ce type de projet, il faut donc revenir à la base : l’utilisateur et ses besoins.

Pour quel besoin mettre en place un bot et en quoi ça va simplifier la vie de l’utilisateur ? (quelques points de repères dans cet article)

Je ne pense pas que les bots vont remplacer du jour au lendemain les apps. Les directions marketing et métiers ont donc du temps pour bien comprendre l’interaction des utilisateurs avec les bots, apprendre aussi comment donner à son bot une apparence et un comportement en adéquation avec sa marque et ses valeurs.

 

Alors, concrètement un bot c’est quoi ?

 

Un bot est un assemblage de briques technologiques qui permet d’interagir avec différents systèmes sous forme d’une conversation (on parle aussi de robots conversationnels)

Il existe trois catégorie de bots :

  • Les bots textuels ou conversationnels (directement intégrés dans les systèmes de messagerie type Messenger ou Slack)
  • Les bots visuels
  • Les bots audio (souvent intégrés dans les devices Siri pour Apple, Google Now pour Android, Alexa pour Amazon, Cortana pour Microsoft, etc…)

Maintenant, pour comprendre ce que constitue un bot, il faut entrer un peu dans la technique.

  • Les utilisateurs intéragissent à travers un device sur une plate-forme de messagerie.
  • Les messages sont traités via une brique permettant de comprendre (Natural Language Processing).
  • Ensuite, le bot peut lancer une action via des APIs ou répondre avec des informations en temps réel à partir d’une base de données/API, ou enfin passer le relais à un humain en créant par exemple un ticket dans un outil de support.
  • Enfin, le bot est souvent couplé à une brique de machine learning lui permettant d’apprendre au fur et à mesure des questions reçus (ou avec un apprentissage supervisé)

Le schéma ci-dessous représente bien ces différentes briques.

Constitution Bot
Source : Chatbotmagazine

La carte ci-dessous, qui présente l’écosystème actuel des bots, parle d’elle même.

Le nombre de solutions est très important et le nombre d’acteurs nouveaux sur ce marché croît de jour en jour.

Le secteur n’est pas mature et il est probable que cela va se rationaliser dans les années à venir.

Pour choisir un prestataire, il conviendra de s’assurer qu’il se base sur des briques solides et qu’il a un minimum d’expérience d’intégration qui reste la clé avant même la maitrise de l’intelligence artificielle.

Chatbots

Quelques Startups à suivre

  • Dans le monde l’IT, pour faciliter la gestion du niveau 1 en infogérance : WIKIT
  • Une startup, sortie de l’école42, qui a mis en place une plate-forme de bots : Recast.AI
  • Zelros qui repense l’accès aux données de l’entreprise à travers un chatbot : ZELROS
  • Deux autres plate-formes : BOTFUEL et CHATFUEL

Conclusion

Pour se lancer dans un projet de Bot, il convient vraiment de trouver dans un premier temps un cas d’utilisation simple qui apporte de la valeur aux utilisateurs et qui ne sera pas déceptif. Cela peut permettre d’apprendre à manipuler ce type de technologies et de se préparer petit à petit à un mode d’interface nouveau avec les utilisateurs.

 

Aller plus loin

Pour les plus motivés et un peu geek aussi 🙂

Le déploiement des APIs dans l’entreprise est un sujet stratégique (et pas seulement technique)

photo-toile

Les APIs c’est quoi ?

« API » est un acronyme anglo-saxon signifiant Application Programming Interface. Une API est une interface, un contrat passé entre deux systèmes informatiques pour leur permettre de communiquer. Les API permettent de nombreux usages. Elles sont déjà utilisées largement.
Ces interfaces, en se multipliant, sont en train de redessiner les modèles économiques à travers une simplicité accrue des échanges entre les entreprises pour proposer de nouveaux services.

Des exemples concrets

On pourrait multiplier les exemples mais nous avons simplement pris ci-dessous le cas d’UBER. A travers la mise à disposition de ses APIs, vous pouvez commander facilement un UBER sur l’application de Starbuck café, sur la plateforme Tripadvisor, sur le site d’Hyatt quand vous commandez votre chambre d’hôtel ou encore sur l’application d’expensify qui gère les notes de frais.
Nous pouvons nous arrêter sur ce dernier exemple et analyser la valeur ajoutée de l’utilisateur d’UBER + Expensify. Ce dernier va simplement déclencher une commande sur son smartphone d’une course de taxi UBER et ensuite tout se fera en automatique (prise du taxi, paiement dans UBER, déclaration de sa note de frais, remboursement de sa note de frais).

Ce service se construit donc sans que jamais un projet existe entre les deux entreprises ! Elles y trouvent simplement leurs comptes en étendant leurs toiles !

 

APIs Uber

Exemple de quelques partenaires d’UBER utilisant les APIs

 

Explorer les APIs Google juste un coup d’oeil vaut le coup : https://developers.google.com/apis-explorer/#p/

Explorer les APIs de l’Etat: https://api.gouv.fr/

 

Pourquoi c’est un sujet stratégique ?

Les APIs sont donc un élément incontournable de la transformation digitale des entreprises.
Choisir de devenir plateforme ou décider de s’intégrer à une plateforme est un choix hautement stratégique pour l’entreprise.
Cela impacte la manière dont l’entreprise s’organise pour communiquer avec son écosystème, ses clients, ses fournisseurs et ses partenaires.

Comme l’explique très bien Gilles Babinet dans son livre, l’économie est en train de muter petit à petit vers un monde de plateforme où l’échange de données facilitée permettra l’éclosion de nombreux services.

L’état et le gouvernement sont en train depuis quelques années, à travers  le programme d’état plate-forme, de proposer différentes APIS sur un portail pour faciliter la communication entre différents services de l’état mais aussi permettre la création de nouveaux services marchands sur la base de données publiques.

Avec l’arrivée des objets connectés, l’importance des APIs ne va faire que croître et il sera primordial de pouvoir maitriser son écosystème.

Ainsi, les possibilités offertes par les API sont énormes et les enjeux business dépassent largement les questions d’architecture technique.

Il est temps pour chaque entreprise d’analyser les opportunités et les risques liés à ces APIs.

Cela doit entrer dans la stratégie globale de services d’une entreprise.

« All service interfaces, without exception, must be designed from the ground up to be externalizable. That is to say, the team must plan and design to be able to expose the interface to developers in the outside world. No exceptions. Anyone who doesn’t do this will be fired. Thank you; have a nice day ! »

Jeff Bezos : CEO , Amazon – Internal communication – 2002

Quels sont les bénéfices pour l’entreprise ?

La mise en place d’une plateforme APIs a des impacts bénéfiques à la fois pour l’interne mais aussi sur le business directement.

Accélérer les processus et l’innovation

En exploitant les données et services proposés par les APIs, des développeurs internes ou externes peuvent participer à l’innovation du business de l’entreprise.

Cela permet de ne pas contraindre à une organisation projet devant entrer dans une roadmap centralisée et orchestrée. Cela démultiplie donc largement la capacité de création.

Augmenter l’agilité et l’organisation entre les équipes techniques

La mise en place d’une plateforme APIs nécessite de découper les processus et de réfléchir à la définition d’unité de services capable d’interagir entre eux.

Le premier bénéfice interne est donc la capacité de faire avancer des équipes en parallèle et avec des vitesses et méthodes différentes. Dans la cas par exemple d’un back office qui suit des cycles de vie au trimestre, il peut être utile de créer quelques points de contact en API pour libérer une partie des équipes de ses contraintes et développer à côté des services qui auront un cycle de vie à la semaine.

Gain d’efficience avec les partenaires et fournisseurs

Avec les fournisseurs, la mise en place d’APIs permet de systématiser la standardisation d’échanges d’information et d’automatiser par exemple un maximum les commandes, les prévisions, les factures, etc…

Il est par exemple intéressant d’analyser le fonctionnement d’outil comme IFTTT ou Zapier. Imaginez maintenant que vous remplacez les Apps par des services internes de l’entreprise qui publieraient des APIs….

Génération  directe de nouveaux revenus, Augmentation de la portée et de la valeur client

La mise à disposition d’information peut, dans certaines conditions, être valorisée.

Amazon est sans doute le meilleur exemple avec une stratégie APIs très poussée qui leur a permis d’intégrer une multitude de e-commerçants mais aussi de fluidifier les informations lors de la livraison par exemple.

Support des activités de vente et de marketing

La mise en place d’un portail API peut permettre à l’entreprise de démultiplier ses partenaires commerciaux, notamment, sur les petits acteurs auprès desquels il serait impossible de déployer une force commerciale.

On peut citer l’exemple de Lemonade au US qui essaie de répandre ses produits d’assurance sur des places de marché ou des e-commerçants en mettant à disposition des APis sur son site.

 

Les bons réflexes pour définir l’architecture technique

Pour mettre en oeuvre un architecture d’APIs, les grands points à valider touchent les sujets suivants :

  • Le découpage des services et l’intérêt business
  • La sécurité d’accès au APis
  • La scalabilité des appels
  • La couche de représentation
  • La gestion de la performance et de l’accessibilité (mise en cache, gestion des tickets,  géodistribution, etc…)
  • La couche d’orchestration
  • La couche Documentation / Marketing des APIs

Je conseille cet excellent article du cabinet de conseil OCTO qui fait un point assez complet sur les grands enjeux d’architecture sur les questions d’APIs.

Il y a quelques ressources aussi à la fin de cet article pour aller plus loin  (REST / SOAP ; SOA / WOA ; Architecture MicroServices ; etc…)

Il conviendra aussi de réfléchir à l’investissement (ou non) d’une brique d’API Management. Vous trouverez ci-dessous le dernier Magic quadrant du Gartner sur ces solutions.

Cartographie Gartner API Management

Aller plus loin

 

 

Quelles tendances technologiques pour les startups de l’assurance ?

Intelligence artificielle

Les insurtechs ont le vent en poupe. La dernière étude de CBinsight montre une croissance quasi linéaire du nombre d’opérations d’investissement depuis 2015.


Cette tendance est portée bien sûr par la transformation digitale du secteur de l’assurance. L’exploitation de nouvelles technologies et la croissance de l’usage de celles-ci permettent d’imaginer de nouveaux services, de nouveaux produits et potentiellement de nouvelles approches de la gestion du risque et de la prévention.

Nous parcourons ci-dessous les technologies à partir desquelles les startups essaient d’inventer de nouveaux services et usages.

 

Intelligence artificielle


L’intelligence artificielle est sans doute la technologie offrant le plus de perspectives pour le secteur de l’assurance. Etant un sujet très à la mode, c’est difficile de délimiter réellement ce que l’on met derrière ce terme.
Nous entendons ici par intelligence artificielle, la capacité des machines à apprendre, à décider, à trouver de nouvelles corrélations, à appliquer des règles complexes, à imiter le comportement humain (voire à l’amplifier). Cela n’induit pas de disruption majeure pour l’assurance, mais permet des gains de productivité via l’automatisation de tâches par exemple, de nouvelles perspectives pour les statistiques, la mise en place de contrôle ou de process à valeur ajoutée qui était jusqu’à présent trop coûteux à mettre en oeuvre avec une intervention humaine, etc..
L’exploitation de cette intelligence artificielle se fait ensuite à travers l’automatisation de tâches dans les processus de l’entreprise, la création de données à valeur ajoutée, l’alimentation de règles pour des robots conversationnels, etc…Cette technologie trouve déjà des applications concrètes dans l’assurance avec par exemple des startups comme Shift Technology qui permet d’optimiser la gestion de fraude, SPIXII qui a déployé un chatbot spécifique pour le monde de l’assurance , Pair Finance qui prévoit le comportement des débiteurs, etc…

 

Machines/Voitures autonomes/Télématique

Les technologies liées à la voiture autonome, et plus généralement aux machines autonomes, sont multiples. Même si Google, Uber ou d’autres constructeurs sont en train de tester des modèles autonomes, nous pouvons penser qu’il faudra bien encore entre 5 et 15 ans pour que cela impacte réellement le marché de l’assurance auto. (au delà de la technique, les problématiques juridiques et éthiques sont encore nombreuses à résoudre).
Pour autant, cette évolution de fond a l’intérêt de booster notamment les technologies autour de l’assistance à la conduite et a donc déjà des répercutions sur l’approche du risque Auto et de la prévention. Nous pouvons aussi classer la télématique dans cette catégorie avec de nombreuses applications déjà en exploitation (comme le pay as you drive par exemple avec presque 800 000 contrats actifs au Royaume-Uni).
Différentes startups utilisent ces technologies pour proposer une offre de service différentiante. Nous pouvons citer par exemple Metromile qui utilisent les données pour adapter les primes ou Drive Factors qui fournit des services aux assureurs.

 

Big Data

Les technologies liées au terme Big Data permettent en fait de manipuler plus de données, plus vite et de moins en moins structurées. Les assureurs intègrent ces technologies progressivement dans leur écosystème. Cela demande d’une part, un investissement important sur l’infrastructure (hard et soft) mais surtout sur la formation de spécialistes capables de maîtriser ces technologies. Les perspectives sont multiples et touchent toutes les directions (Marketing / Technique / etc…). Les applications notamment sur l’amélioration des résultats techniques sont très intéressantes (Capacité d’évaluation du risque, des prix, des réserves, etc…)
Ce domaine rejoint d’ailleurs souvent l’intelligence artificielle avec le machine learning/ Deep Learning.
Ces technologies sont de plus en plus exploitées par les startups que ce soit en offre de service pour les assureurs/courtiers comme ScoreData ou directement dans une offre de services innovante comme Traity par exemple.

 

Objets Connectés (IoT)

Les objets connectés vont connaître une très forte croissance dans les années qui viennent et cela dans beaucoup de domaines (la santé, les habitations, les biens de consommation, etc…). Nous pouvons donc imaginer aisément que l’ensemble des informations recueillies permettront d’adapter les produits d’assurance aux antécédents, aux profils de risques et aux comportements de l’individu, tous suivis en temps réel. Les produits d’assurance deviendront disponibles par répartition ou juste à temps, pour s’adapter à un mode de vie moderne dans lequel l’assurance peut être requise pour une période limitée, ou basée sur la location plutôt que la possession d’actifs.

Les exemples de startups testant des modèles grâce à ces technologies ne manquent pas. Nous pouvons citer Neos en Angleterre qui inclut des objets connectés dans son offre d’assurance habitation, Neossurance en Italie qui développe une plate-forme pour les assureurs incluant des APIs pour les données issus d’objets connectés ou encore Trov aux US qui propose une assurance à l’usage.


 


Croissance de l’usage du mobile

Les avancées des technologies de la mobilité (Evolution des réseaux 4G/5G, le développement des fonctionnalités et des capacités des smartphones, la croissance exponentielle d’applications et tout simplement le taux de pénétration des smartphones) impliquent des changements majeurs dans notre manière de consommer des services. Il pouvait paraître difficile, il y a encore quelques années, la souscription par mobile mais cela sera une évidence dans moins de 5 ans. Nous pouvons voir par exemple des acteurs comme Fluo ou WeFox proposer une expérience de distribution totalement fluide sur mobile. Il est vraisemblable que l’ensemble des startups qui se lancent depuis 2016 vont apporter de nouvelles applications et faire émerger petit à petit de nouvelles modalités sur le mobile.

 

Drônes

Cela peut paraître surprenant de voir cette technologie ici, mais là encore il peut y avoir des innovations liées à un usage de plus en plus important des drônes. Le premier est tout simplement de les assurer :), créneau choisi par exemple par la startup Verify.
Mais les innovations viendront aussi d’usages de drône pour les assisteurs dans la prévention et les experts pour l’évaluation des sinistres (exemple de la startup Squadrone System qui propose des drônes pour évaluer des zones inondées ou des zones touchées par des dégâts liés au climat.)
A noter également, BetterView qui propose des datas à valeurs ajoutées aux assureurs grâce à l’intervention de drones.

 

 

Blockchain

La blockchain est la technologie à la mode avec un buzz médiatique très important. Il s’agit en fait d’un registre distribué de transactions permettant un haut degré de transparence où chaque participant dispose d’un enregistrement complet et transparent de chaque transaction enregistrée. On peut bien sûr imaginer énormément d’applications mais nous en sommes encore au début de cette technologie et l’écosystème technique et juridique va encore beaucoup bouger. Quelques initiatives en assurance sont en cours. On peut citer ChainThat, Dynamis qui utilise la plate-forme Etherum pour gérer ses contrats ou encore Symbiont.

 

Développement des réseaux sociaux

Nous ne parlons pas ici de technologies à proprement parler mais la pénétration d’Internet et la croissance de l’économie du partage permettent d’imaginer de nouveaux modèles pour l’assurance qui peuvent être disruptifs. On peut citer par exemple Friendsurance en Allemagne, Bought By Many en Angleterre ou encore Teambrella. Cependant le vrai modèle en PeertoPeer semble compliqué à mettre en oeuvre. Inspeer en France a, par exemple, pivoté pour faire maintenant de l’assurance auto pour les véhicules électriques et Lemonade semble se tourner vers l’expérience client plus que le PeertoPeer malgré des moyens de communication très importants.


 


Cryptage – Gestion de l’identité

La cybersécurité devient un enjeu majeur pour les entreprises. Ainsi, les opportunités de services pour la prévention, l’analyse de dommages lors d’un sinistre ou l’exécution d’audit lors d’une souscription de contrat sont en forte croissance. Là encore, quelques startups ouvrent la voie comme Cyence, Cyber Insurance ou encore Whistic.

En conclusion, le développement des nouvelles technologies offrent de multiples opportunités et un nouveau monde de services est à construire.
On finira avec un petit clin d’oeil à la société DataDome, oeuvrant dans la cyber sécurité, qui s’est donné comme mission de lutter contre les bad bots :).

Comment classer les startups de l’assurance ?

classer les startups

Nous sommes dans un monde de plus en plus complexe où l’innovation est au coeur de toutes les entreprises que ce soit les grandes compagnies ou courtiers établis ou même les startups.

Pour suivre ce mouvement, il est très enrichissant de suivre le monde des startups et en quoi elles essaient de nouveaux modèles, utilisent des nouvelles technologies et testent de nouveaux usages.

Ainsi, nous avons constitué une base de données permettant de cartographier ces entreprises dans le domaine de l’assurance.

La première question a été de savoir comment classer ces startups et quels axes d’analyses peuvent être intéressants pour comprendre les nouveaux usages et décoder les tendances.

Voici donc quelques classements et catégories d’acteurs proposant des cartographies de startups.

 

Le classement de Venture Scanner

Venture Scanner est un  cabinet de consultants spécialistes sur le monde des startups et en particulier celles axées sur la technologie.

Le classement de Venture Scanner  , pour le monde de l’insurtech, est le suivant :

  • Automotive
  • Employee Benefits
  • Entreprise/Commercial
  • Health/Travel
  • Data/intelligence
  • Consumer/Management
  • Education/Ressource
  • User/Acquisition
  • Life, Home, P&C
  • P2P Insurance
  • Product
  • Reinsurance
  • Infrasctructure/Backend
  • Comparaison/Marketplace

 

Le classement de Klein Blue Partners

Klein Blue Partners est un cabinet de conseil en innovation et transformation digitale. Ils ont sortis un classement des pépites françaises de l’assurtech au début de cette année.

Le classement de Klein Blue est le suivant :

  • Courtiers Assurance Non Vie
  • Services aux assurances et courtiers
  • Services aux particuliers et entreprises
  • Assurance collaborative et achats groupés
  • Courtiers Assurance Vie

 

Le classement de CBinsights

CBinsights est une entreprise américaine qui scanne en permanence l’ensemble des opérations d’investissement dans les monde de la technologie.

Le classement de CBinsights est le suivant :

  • Healthcare
  • Auto/P&C Insurance
  • Life Insurance
  • P2P Insurance
  • Small Business
  • Insurance Software
  • Product Insurance
  • Mobile Insurance

CBInights propose également une table avec des catégories un peu différentes pour cartographier les insurtechs.

Le classement de Mateo Carbone

Matteo Carbone est classé parmi les plus influents dans le monde des insurtechs. Il intervient dans de nombreuses conférences sur le sujet et il est lui même actionnaire de quelques insurtechs.

Le classement de Mateo Carbone repose plus particulièrement sur la chaîne de valeur.

  • Awareness
  • Choice
  • Purchase
  • Use
  • Internet of Things
  • P2P

 

Le classement de Jean-Claude Sudre

Jean-Claude Sudre est un spécialiste européen en Insurtech, Assurance connectée et Innovation dans l’assurance. Auteur d’un blog sur ces thématiques www.assurancedufutur.fr, il est également mentor pour le Startupbootcamp.

Le classement proposé par Jean-Claude Sudre est le suivant :

  • Innovation Produit
  • Assurance santé connectée
  • Assurance auto connectée
  • Smart Comparateurs
  • Relation client
  • Assurance vie Patrimoine en ligne
  • Insurance as a service
  • Assurance P2P
  • Achats groupés
  • MRH connectée

 

Conclusions

En conclusion, nous avons opté pour un classement autour de quatre axes d’analyse :

Cibles

Il s’agit de comprendre quelles sont les cibles de clients visés.

  • Entreprises (Courtiers/Assureurs/Réassureurs ; ETI/Multinationale ; Freelance/TPE ; PME)
  • Particuliers (Actifs ;Communauté(s) spécifiques(s) ; Jeunes ; Senior)

Type de risques

Sans reprendre complètement le classement des branches d’assurance, il s’agit de comprendre quels sont les produits d’assurance proposés.

  • Assurances dommages (Auto ; Habitation ; Moto/Camping car/Loisirs ; Voyage)
  • Assurances de personnes (Complémentaire santé ; Emprunteur ; Prévoyance)

Innovation(s)

Nous avons classé les types d’innovation en quatre catégories. Cet axe évoluera au fil du temps et des innovations proposées par les startups.

  • Modèle de distribution (Plate-forme digitale/APIs ; PeertoPeer/Economie du partage ; Comparateur ; Chatbot ; APIs)
  • Technologies (Big Data ; Blockchain ; Cybersécurité ; Internet des objets/IoT ; Machine Learning/Deep Learning)
  • Approche du risque (Assurance basée sur l’usage ; MicroAssurance ; Scoring/Evaluation des risques)
  • Processus (gestion de fraudes ; gestion des sinistres ; Inventaires Digital)

Business Model

Cet axe a pour objectif de comprendre comment se forme le revenu de la startup. Nous consacrerons un article sur le sujet car c’est une question fondamentale pour comprendre en quoi le schéma proposé est en rupture ou non avec les conventions implicites du secteur.

  • Assurance
  • Courtage
  • Réassurance
  • Services aux entreprises / Abonnement SAAS
  • Services aux particuliers

Vous pouvez retrouver notre base de données d’insurtechs ici.

 

Retrouver ici un article sur les startups sur le courtage d’entreprise

Ce que signifie la transformation numérique pour les entreprises

Ce que signifie la transformation numérique pour les entreprises

Il y a des centaines de définitions ou d’articles sur ce terme de « transformation digitale » ou « transformation numérique ».

Ma définition de ce terme, issue de mes lectures, mon expérience et mes convictions est la suivante :

La transformation digitale, c’est le processus par lequel l’entreprise a choisi de modifier en profondeur son organisation, sa culture, son fonctionnement, ses processus pour exploiter pleinement les possibilités des nouvelles technologies numériques liées à Internet.

Avant d’expliciter comment et pourquoi choisir de démarrer ce processus pour une entreprise, nous pouvons nous demander ce qu’il y a derrière cette révolution numérique.

La révolution numérique est sans doute de la même catégorie que la révolution agricole ou la révolution industrielle. Les progrès technologiques liés à l’informatique et Internet ont provoqués un bouleversement majeur de notre société au même titre que la machine à vapeur ou l’électricité. Nous sommes depuis plusieurs dizaines d’années dans ce moment pivot où l’histoire est en train de s’écrire, où les ruptures sont en cours, devant nous.
(Ce qui rend encore plus complexe la situation, c’est que cette rupture est concomitante à d’autres avec des enjeux vitaux pour l’humanité – rupture démographique – rupture écologique – etc… . Je vous conseille cette vidéo de Marc Halévy qui décrit très bien l’ensemble de ces ruptures)

 

Quelles sont les caractéristiques d’Internet et de ces nouvelles technologies ?

Internet a cinq caractéristiques majeures qui induisent un changement profond de paradigmes qui remettent en cause beaucoup de choses :

  1. Le temps réel va avec Internet. Il n’y a plus de barrières temporelles.
  2. Internet est universel, chacun peut accéder à la multitude.
  3. Internet avec la mobilité repousse également les limites de l’espace.
  4. Les objects connectés font entrer Internet encore plus dans le monde physique et vont permettre des passerelles à l’infini.
  5. Internet produit une infinité de datas, de savoir et les nouvelles technologies donnent la capacité non seulement de traiter ces datas mais aussi d’apprendre et donc de produire de manière automatique de la nouvelle data intelligente !

Ces cinq points sont chacun en soit des ruptures qui entraînent des changements forts dans beaucoup de domaine. Mais surtout, grâce à cela, les changements liés à l’apport de ces technologies se fait de manière exponentielle.

La révolution ou rupture en cours se fait sur la base d’une croissance exponentielle jamais vue.

J’aime bien ce petit schéma issu de l’excellent ouvrage de Salim Ismail – Exponential Organizations que je ne peux que vous recommandez. Il montre que grâce à la multitude, une application peut passer le milliard d’utilisateurs en 18 mois !

C’est la compréhension de ce phénomène qui devrait faire prendre conscience que cette rupture va bouleverser en profondeur nos entreprises, nos métiers, nos vies…et cela à un rythme jamais connu par l’humanité.

Tous ces changements sont en cours, il est impossible de savoir quels sont les usages qui vont se mettre en place et quelles sont les applications qui vont devenir des standards. Mais déjà comprendre en quoi la multitude change la donne est une clé de lecture primordiale avant de se lancer dans un processus de transformation numérique. Le livre de Nicolas Colin et Henri Verdier,  « L’Age de la multitude », donne pas mal d’exemples pour comprendre ce point.

 

Qui est touché ? Est-ce que toutes les entreprises doivent se transformer ?

Tous les secteurs d’activité sont touchés, tous les métiers sont concernés.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre un peu de recul sur nos propres vies :

  • Comment achetiez-vous un voyage en 2000 et maintenant ?
  • Comment cherchiez-vous une information en 2000 et maintenant ?
  • Comment faisiez-vous vos achats en 2000 et maintenant ?
  • Comment communiquiez-vous avec vos proches en 2000 et maintenant ?
  • etc…

Pour autant, devons-nous tout changer, tout de suite ?  Devons-nous avoir peur ?

Sans doute que non, mais il faut tout de même se mettre en mouvement et, chacun à son niveau, ne pas se laisser dépasser car les évolutions en cours sont très rapides et peuvent remettre en cause la mission d’une entreprise ou la fonction d’un métier presque du jour au lendemain.

Se mettre en mouvement pour chacun d’entre nous signifie d’abord la prise de conscience que nous devons nous informer en permanence et nous former.

Se mettre en mouvement pour une entreprise signifie d’abord la volonté de tous les acteurs (Actionnaire / Dirigeant / Management / Salariés) de déclencher ce processus de transformation.

Enfin, la question est plus, à mon sens, de définir le degré de transformation de l’entreprise qui doit faire avec sa réalité économique, la réalité du marché et des besoins de ses clients et surtout avec la réalité de ses moyens notamment humain car la clé de voute de cette transformation reste la capacité d’apprentissage et donc le capital humain.

 

Quelle stratégie pour une entreprise souhaitant se transformer ?

La seule stratégie dans un environnement aussi complexe et aussi changeant ne devrait porter que sur la mise en place d’une organisation au sein de l’entreprise capable de livrer des produits et des services très rapidement afin de les confronter à la réalité des besoins des clients et de les ajuster pour les rendre les plus en adéquation possible avec la réalité du marché.

Si on s’en tient à cela, on s’aperçoit que la stratégie commence d’abord par l’exécution car une caractéristique majeure des entreprises du digital est leur capacité à maitriser le cycle « Concevoir, Mesurer, Apprendre ».

Cette stratégie doit irriguer toutes les composantes de l’entreprise et ne doit pas se confondre avec la stratégie d’innovation qui est un autre processus.

Avant de produire de l’innovation, une entreprise peut profiter des possibilités offertes par Internet pour améliorer son fonctionnement et suivre les évolutions de ses clients et de leurs besoins.

Ce qui est donc le plus important, ce n’est plus la stratégie mais la qualité et la rapidité de l’exécution. Très peu de succès de Startup s’expliquent par l’idée initiale, mais par la capacité de l’équipe à s’adapter, à pivoter pour trouver les usages avec le bon business model.

Quelques livres proposent un découpage en chantier pour organiser le processus de transformation, on peut citer bien sûr le livre de Gilles Babinet – « Transformation digitale : l’avènement des plateformes » (voir synthèse sur ce blog), celui de Vincent Ducrey et Emmanuel Vivier – « Le guide de la transformation digitale » ou encore celui de Lydia Babaci-Victor et Jean-Christophe Victor – « Révolution digitale : transformer la menace en opportunités »

 

Quelles sont les caractéristiques des entreprises les plus avancées sur le numérique ?

Afin de définir un plan d’action pour avancer sur le processus de transformation digital, il est toujours bon d’apprendre des entreprises les plus avancés sur le digital et de comprendre les nouveaux paradigmes à mettre en oeuvre. Un des meilleurs livres pour comprendre ces caractéristiques est « Exponential Organizations » de Salim Ismail.

J’ai résumé ces caractéristiques sur le schéma ci-dessous.
Caractéristiques des entreprises digitales à croissance exponentielles THINK BIG2

La première caractéristique d’une entreprise digitale à croissance exponentielle est sa raison d’être. Sa culture se forge à partir d’une vision très forte qui a une force de conviction auprès des clients et des collaborateurs de l’entreprise.

Quelques exemples :

  • Vision de Ted : Ideas Worth Spreading
  • Vision de Google : Organize the world’s information

Ensuite, ces entreprises essaient de trouver un équilibre entre la créativité à tout prix et le pilotage et le contrôle.

Organiser l’entreprise pour libérer la créativité et grossir malgré l’incertitude

  • Flexibilité et spécialisation des ressources humaines. Pour aller vite et être le plus agile possible, il est nécessaire de s’appuyer sur des ressources externes à l’entreprise et se baser sur ce levier pour grossir vite.
  • S’appuyer sur des communautés et sur du collaboratif en mode ouvert. On retrouve ici la notion de multitude, il est nécessaire de s’appuyer sur des communautés de clients pour faire emmerger la créativité, innover, valider les prototypes et même lever des fonds.
  • S’appuyer sur la data et la capacité des algorithmes : c’est une caractéristique majeure, les évolutions du machine learning et du deep learning permettent aujourd’hui d’apprendre vite et surtout d’optimiser énormément les opérations et donc accentuent fortement la qualité de l’exécution.
  • S’appuyer sur des actifs externes et n’internaliser que ce qui fait la valeur. Plutôt que d’essayer de posséder des actifs, les entreprises digitales louent, partagent des actifs pour rester agile et peuvent même externaliser des actifs critiques (par exemple Facebook et Tesla partagent leurs R&D)
  • Créer le sentiment d’engagement et fédérer autour de la mission. Cela s’opère souvent par un contrôle précis de la réputation sur les réseaux sociaux, une forte gamification, des prix incitatifs pour créer un effet de réseau et de retours positifs. Cela passe aussi en mettant réellement l’utilisateur au centre de sa politique produit et en soignant le design.

Piloter, contrôler et garantie une stabilité

  • Déployer une stratégie d’interface performante (API’s, Plate-forme, Design et Ergonomie). Cette caractéristique est très bien expliquée dans le livre de Gilles Babinet , les entreprises du digital sont avant tout des plateformes, elles s’intègrent dans un éco-système en l’organisant parfaitement et en rendant totalement fluide son accès aux utilisateurs.
  • Mesurer en permanence et piloter via Dashboards (Lean Value, growth metrics, learning metrics, OKRs, etc…) Les termes ne manquent pas dans ces organisations, pour décrire les systèmes de mesure de la performance. C’est au coeur du fonctionnement, la performance est suivie en temps réel grâce à des tableaux de bord qui s’ajuste et évoluent en permanence.
  • Tester, Expérimenter, Apprendre. La méthode vedette de ces entreprises est sans aucun doute le Lean startup (voir le livre d’Eric Ries – « Lean Start-Up). Celle-ci décrit les principes pour construire rapidement un prototype, mesurer les résultats, tester auprès de client early adopter et enfin apprendre et ajuster. Cela va avec également la culture de l’échec et la possibilité pour les collaborateurs d’échouer.
  • Rendre les équipes autonomes et organiser un réseau. Les organisations des entreprises digital ne sont pas hiérarchiques mais basées sur un format en réseau. Les équipes sont assez petites, pluri-disciplinaires et très décentralisées.
  • Développer les échanges horizontaux via des plateformes sociales. Des outils de collaboration sont largement déployés avec un partage de la connaissance, une transparence et des mécanismes d’apprentissage organisés.

 

Des réflexes qui ne le sont pas…

Je finis cet article sur la transformation digitale par une série de réflexes qui facilitent le processus de transformation numérique au sein d’une entreprise, largement inspirée de l’excellent fascicule de Cecil Dijoux – « Ce que signifie l’avénement du numérique ».

  • Devenir un obsédé de son client et le mettre dans le processus de conception de ses produits ou ses services
  • Se mettre dans les shoes de ses clients et améliorer sans cesse son expérience avec trois maîtres mots : Fluidité / Rapidité / Simplicité
  • Echanger avec ses clients, Suivre leur satisfaction et prendre soin de sa marque, susciter l’engagement
  • Développer une véritable communauté autour de sa marque, travailler le contenu autour de la vision de sa marque, surveiller sa réputation en ligne et enfin s’appuyer sur des influenceurs
  • Entrer dans un cycle continu de livraison de produits et de services et faire du Build-Mesuere-Learn une réalité opérationelle
  • Découper les ambitions et les projets en petits lots
  • Découper les organisations en petites équipes pluridisciplinaires et autonomes disposant de toutes les compétences pour avancer sur un sujet à valeur ajoutée pour le client
  • Privilégier des outils fluides et intuitifs avec trois caractéristiques importantes : mobile-social et cloud
  • Le rôle du manager doit être de rendre autonomes les équipes et les mettre en condition de réussir (étude intéressante de Google sur les points clés d’un manager)
  • Mettre en place un système d’apprentissage et non un système de gestion de la connaissance
  • Colocaliser les équipes en un seul open space
  • Penser mobile avant tout
  • Mettre la data au coeur de ses opérations en structurant la récolte, le stockage, l’exploitation et les tableaux de bord
  • Connecter tout ce qui peut l’être en lien avec ses produits et ses services et le relier à sa stratégie Data
  • Utiliser systématiquement le mode projet agile sur les nouveaux produits et services pour tester vite, mesurer et apprendre
  • Investir dans des outils et des méthodes pour raccourcir les cycles

>> Découvrez la synthèse du livre de Gilles Babinet sur la transformation numérique

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